Littérature étrangère, Littérature générale

La maison des égarées, de Julie Kibler

Ce roman de 512 pages a été publié en février chez Belfond, dans la collection Le Cercle Belfond et dans la catégorie Littérature générale. Je vous donne ci-dessous mon avis.

Résumé de l’éditeur :

Après Les Couleurs de l’espoir, Julie Kibler livre une histoire vibrante d’humanité, celle d’une amitié profonde entre deux femmes démunies, exclues, et pourtant déterminées à se relever, plus fortes, plus libres, dans l’Amérique patriarcale du début du siècle.

Dans la petite ville de Berachah, au Texas, il est un refuge pour toutes celles dont la société ne veut plus, les filles mères, les épouses abandonnées, les prostituées, les droguées. Un abri où ces femmes brisées peuvent tenter de se reconstruire.

C’est là que se rencontrent Lizzie Bates et Mattie Corder, en 1904. Entre les deux mères en perdition va se tisser un lien unique, comme un pont capable de les conduire ensemble vers un avenir meilleur.

Un siècle plus tard, Berachah se résume à quelques pierres tombales moussues. Fascinée par l’histoire de ce lieu et de ses pensionnaires, Cate Sutton, une jeune bibliothécaire, entreprend d’extraire du néant les vies de ces « égarées ». À travers les destins de Lizzie, Mattie et leurs compagnes, c’est une leçon d’espoir, de courage et de solidarité peu commune que l’Histoire s’apprête à offrir à Cate. Et dont les résonances inattendues pourraient éclairer son propre passé…

Mon avis :

Cette semaine, je rattrape une partie de mon retard sur mes modestes chroniques de livres lus il y a plusieurs semaines. Je vous ai déjà parlé de « La maison des égarées », en vous présentant les premières lignes de ce livre et en vous précisant que ce roman choral était une bien belle surprise, un livre qui m’a beaucoup plu et m’a transportée. C’est mon second service presse du Cercle Belfond, et j’aurais tendance à penser que cette collection correspond bien à mes goûts.

On découvre l’existence d’un refuge destiné aux femmes sans domicile, aux filles-mères, aux femmes meurtries par la vie, celui de la société du secours de Berachah, au Texas. A travers ce roman polyphonique, on apprend à connaître l’histoire de Lizzie et de sa fille Docie, ainsi que celle de Mattie avec laquelle Elizabeth Bates alias Lizzie va nouer une amitié forte et sincère après leur rencontre en 1904.

En parallèle, on rencontre Cate Sutton, bibliothécaire, qui en 2017 se passionne pour la collection Berachah versée aux archives de la bibliothèque où elle travaille. Cate va prendre sous son aile une jeune femme, Laurel, qui semble abimée par la vie mais qui garde pour elle ses secrets.

La pratique religieuse fait partie des thématiques principales abordées dans ce livre, mais il y est également question de racisme, de la place des femmes dans la société, ou encore des violences faites aux femmes.

Malgré quelques longueurs dans ce roman, notamment dans la première partie, et le fait que j’ai été franchement mal à l’aise à la lecture de certains passages de ce livre, je suis ravie d’avoir pu suivre ces femmes au parcours difficile et je serais bien restée plus longtemps avec elles. J’ai été très agréablement surprise par la fin de ce roman. L’auteure a su me toucher par ces histoires de femmes hors du commun. Le parcours ou les personnalités de Lizzie, Mathie, Cate et Laurel présentent quelques similitudes, que l’on découvre au fur et à mesure des pages.

Je remercie les éditions Belfond et NetGalley pour cette lecture émouvante et vibrante, chargée d’empathie et de sororité. Je pense lire prochainement « Les couleurs de l’espoir » , le premier roman de Julie Kibler, pour me faire une idée plus précise sur les spécificités de sa plume.

Mention spéciale à cette belle couverture, qui conjugue le noir et blanc, représentant le passé, et le rose qui fait notamment penser à la douceur et à la féminité.

Ils/elles en parlent aussi : Azilis, Ma toute petite culture, Manonlitaussi, Little Coffee Book, France, Alohomora, à la page des livres.

#JulieKibler #NetGalleyFrance

Note : 4.5 sur 5.

Et vous, connaissez-vous Julie Kibler ? Peut-être avez-vous lu « La maison des égarées », ou « Les couleurs de l’espoir » , le premier roman de cette auteure ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

A bientôt !!

K.

1 réflexion au sujet de “La maison des égarées, de Julie Kibler”

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