Thriller/policier

La femme parfaite, de J.P. Delaney

Ce roman de 464 pages est paru début octobre chez Mazarine, dans la catégorie Policier/Thriller. Je vous donne ci-dessous mon avis.

Résumé de l’éditeur :

« Ma chérie, il faut que je t’explique quelque chose  », dit-il en prenant sa main. «  Ce n’était pas un rêve. C’était un téléchargement.  »
Lorsqu’Abbie se réveille à l’hôpital, elle ne se souvient de rien. L’homme à son chevet prétend qu’il est son mari. Il est un géant de la tech, le fondateur d’une des startups les plus innovantes de la Silicon Valley. Il lui dit qu’elle est une artiste talentueuse, la mère dévouée de leur jeune fils – et la femme parfaite.
Cinq ans plus tôt, elle aurait eu un grave accident. Son retour à la vie serait un miracle de la science, une révolution technologique dans le domaine de l’intelligence artificielle pour laquelle il a sacrifié dix ans de sa vie.
Mais alors qu’Abbie se souvient petit à petit de son mariage, elle commence à remettre en question les motivations de son mari, et sa version des événements. Doit-elle le croire quand il affirme qu’il veut qu’ils restent ensemble pour toujours ? Et que lui est-il vraiment arrivé cinq ans plus tôt ?

Mon avis :

Une femme se réveille à l’hôpital, Abbie Cullen. C’est un robot de compagnie conçu par la société Scott Robotics et doté d’une intelligence émotionnelle, un « cobot », créé spécialement pour éprouver de l’empathie. Bijou de la technologie dernier cri, ce cobot a un côté vraiment bluffant, avec un corps et des émotions qui ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un être humain.

Tim a fondé il y a déjà longtemps, avec son ami Mike, cette société Scott Robotics. Tim est le mari d’Abbie. Ils ont un fils, Danny, atteint d’une forme particulière d’autisme appelée « syndrome de Heller », un trouble désintégratif de l’enfance. Pour sa thérapie particulière, Danny est accompagné par Sian, son éducatrice. Tim, qui a créé le cobot d’Abbie, télécharge régulièrement des souvenirs pour enrichir les émotions et le passé de ce « double » d’Abbie.

On découvre peu à peu l’histoire d’Abbie, sa relation avec Tim, avec Mike et sa femme. Dès son arrivée dans la société de Tim, Abbie s’est démarquée par sa personnalité et son côté artiste ; elle est adulée par ses collègues. On essaie de comprendre le comportement de Tim, la raison de la création de cette « femme parfaite » ; on se met à douter de ses motivations profondes. Avec ce livre, j’ai (re)découvert les syndromes de Pangloss et de Galatée. Je n’ai pas l’habitude de donner beaucoup de détails sur mes lectures, car je ne souhaite pas dévoiler certains éléments du livre, je m’arrêterai donc ici. Mais sachez que j’ai apprécié ce thriller, que j’ai trouvé particulièrement captivant.

L’intelligence artificielle n’est pas un sujet que je maîtrise ni dont je suis particulièrement les avancées. C’est un domaine qui me fait un peu peur du point de vue des dérives potentielles. La fin de « La femme parfaite » m’a laissée perplexe, je crois que je suis passée à côté, je n’ai pas tout compris ; en lisant d’autres chroniques sur ce livre je vois que je ne suis pas la seule, et je serais curieuse d’en discuter avec d’autres lecteurs ou lectrices.

En tout cas, j’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie d’Abbie, de sa famille, de ses collègues et amis. Conquise par ce livre, je vais désormais suivre J.P. Delaney (ou plutôt Anthony Capella), que je ne connaissais pas jusqu’à présent. J’essaierai notamment de me procurer et de lire « La fille d’avant » . J’ai vu qu’il avait écrit « Playing nice » cette année, je vais sans doute attendre sa traduction en français…

Je remercie NetGalley et les éditions Fayard/Mazarine pour la découverte de ce thriller original ayant notamment pour thèmes l’intelligence artificielle et l’autisme.

Ils/elles en parlent aussi : Matatoune, Eve-Yeshé, Courir et Lire, Mademoiselle Maeve, Tours et culture, Idées à Lire, Mon rêve d’été, Emysbook, Aude Bouquine, Orlane & Books.

Et vous, connaissez-vous Anthony Capella (qui écrit parfois sous le nom de J. P. Delaney) ? Avez-vous lu « La femme parfaite » ? Si oui, qu’en avez-vous pensé? Si non, est-ce que ce titre vous tente?

A bientôt !!

K.

NB : J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge Thrillers et Polars, que vous pouvez retrouver chez Sharon.

6 réflexions au sujet de “La femme parfaite, de J.P. Delaney”

  1. je l’ai bien aimé et pourtant l’intelligence artificielle et surtout ce qu’on peut en faire, me terrifie, mais là je voulais à tout prix qu’elle gagne tant Tim est odieux…
    « La fille d’avant » m’attend aussi en fait j’ai découvert l’auteur grâce à NetGalley source de tentations énorme pour moi 🙂

    Aimé par 1 personne

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