Littérature étrangère

Les mots des autres, de Diana Faujour Skelton et de Jean Stallings

Ce roman de 352 pages est paru fin juillet aux éditions Quart Monde. Je vous donne ci-dessous mon avis.

Résumé de l’éditeur :

Un discours peut-il vraiment changer la donne ?

C’est la question que Tanita se pose lorsque l’occasion lui est offerte de s’exprimer au siège de l’ONU à New York, pour la Journée mondiale du refus de la misère. Mais comment s’adresser à des diplomates qui n’ont aucune expérience concrète de la pauvreté ?

Faut-il parler des mères de son quartier, luttant au quotidien contre une administration absurde ? Des ateliers d’art pour les enfants et de l’implication des volontaires dans le quotidien des familles ? D’Ahmed, venu de Tanzanie pour l’aider dans la préparation du discours et qui découvre que les États-Unis sont loin d’être exempts de pauvreté ? Et puis à quoi bon rencontrer Blandine et Varag, ce couple sophistiqué travaillant à l’ONU ?

Des gratte-ciels de Manhattan aux ghettos du Bronx, une histoire qui nous emmène à la rencontre de l’autre, loin des préjugés.

Mon avis :

C’est un roman original, un guide pour réfléchir sur la misère et la pauvreté et sur la façon de lutter contre ces phénomènes.

Le titre de ce roman est accrocheur et bien choisi : comment parler au nom des autres? Comment des personnes qui n’ont pas vécu la misère peuvent avoir des solutions pour lutter contre la pauvreté?

Tanita, adolescente plutôt mûre pour son âge, du fait de son expérience personnelle certainement, doit préparer un discours pour la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, au siège de l’ONU à New York.

L’idée de ce roman est intéressante même si elle semble idéaliste ; c’est l’idée de la rencontre entre deux mondes que tout oppose, celui des riches, des décideurs, et celui des pauvres, des incompris. Les dialogues entre certains personnages et Varag, un arménien travaillant à l’ONU, sont l’occasion de vulgariser la thématique de la pauvreté, en précisant le rôle des ONG et de l’ONU. Ils offrent la possibilité de se questionner sur les motivations de celles et ceux qui se lancent dans ce combat de tous les instants, à plus ou moins grande échelle, celui de la lutte contre la pauvreté.

Ce thème est traité avec beaucoup d’humanité et permet de rappeler, si besoin est, que derrière des statistiques il y a des personnes avec une expérience personnelle riche à partager, des sentiments, des émotions, et des idées à transmettre. Pour rappel, selon ATD Quart Monde, 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour.

Dans une autre vie, j’ai travaillé dans le secteur associatif, et plus précisément dans la lutte contre les exclusions. C’est un sujet qui me touche particulièrement. J’ai aussi eu la chance d’aller visiter les locaux de l’ONU à Genève, et je pense que cette expérience m’a permis d’avoir une lecture très différente de ce roman.

Je remercie Babelio et les éditions Quart Monde pour ce roman qui incite à se (re)lancer dans l’action associative.

Pour plus d’informations sur ce roman, vous pouvez aller ici (site d’ATD Quart Monde).

Et vous, avez-vous entendu parler de ce roman ? Connaissez-vous ATD Quart Monde ?

La lecture de ce roman me donne envie de vous écrire un billet sur la solidarité… A bientôt, donc !

K.

4 réflexions au sujet de “Les mots des autres, de Diana Faujour Skelton et de Jean Stallings”

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s